copelva

Nom de l’auteur/autrice :Copelva

Actualités

THI – 27.07

THI (Temperature Humidity Index) Partager sur publié le 21.07 Les prévisions THI, ses impacts, et le THI observé des 7 derniers jours Le THI (Indice Température-Humidité) est un indicateur simple qui mesure le stress thermique chez les animaux d’élevage. Il combine la température de l’air et le taux d’humidité pour savoir si les conditions sont trop chaudes pour le confort des animaux. Bovin lait Télécharger l’analyse Bovin viande Télécharger l’analyse Caprin Télécharger l’analyse

Dairy cattle under trees on hot day
Actualités

Comment anticiper le stress thermique et soulager les animaux d’élevage ?

Comment anticiper le stress thermique et soulager les animaux d’élevage ? Partager sur publié le 22.07 Lors des épisodes de forte chaleur, les vaches laitières et allaitantes entrent rapidement en état de stress thermique (dès que l’indice THI dépasse 68). Dans ces conditions, l’équilibre électrolytique est perturbé et la santé du rumen est fragilisée. Pourquoi la chaleur épuise-t-elle les réserves minérales ? Pour évacuer la chaleur corporelle, la vache active deux mécanismes de défense qui entraînent une fuite massive de minéraux : La sudation et la transpiration : La vache perd d’importantes quantités de potassium (K) et de sodium (Na) par la peau. L’hyperventilation : En haletant, la rumination diminue, il y a donc un risque d’acidose subaiguë du rumen par manque de salivation. Pour rééquilibrer le pH sanguin, l’organisme élimine davantage de minéraux et de bicarbonate par les urines. Les minéraux clés à ajuster dans la ration Précautions indispensables à prendre : Ajuster la complémentation minérale ne fonctionne que si certaines règles de distribution et d’environnement sont respectées : L’eau, le premier des minéraux : Les vaches peuvent boire jusqu’à 150-180 litres d’eau par jour en été. Assurer un débit d’eau suffisant (minimum 15 à 20 L/min par abreuvoir) et vérifier la propreté des bacs. Incorporer le bicarbonate et les minéraux dans la ration mélangée et humidifier légèrement la ration si nécessaire. Prévenir le tri à l’auge : Les vaches ont tendance à délaisser les fourrages grossiers et fibreux. Risque d’acidose si la consommation de concentré est importante. Attention à l’appétence : Les fortes doses de minéraux (notamment le chlorure de potassium) peuvent être amères. Augmentez les doses progressivement sur 3 à 5 jours pour ne pas freiner davantage l’ingestion. Laissez du sel à disposition en libre-service : Positionnez des pierres ou blocs de sel à l’ombre et à proximité des zones d’abreuvement. Il ne suffit pas d’augmenter simplement le complément minéral vitaminé (CMV) classique, mais d’adapter la quantité de certains minéraux : Le duo Calcium – Vitamine D3 pour l’assimilation et la thermorégulation Réduction de l’inflammation et de la température corporelle : Des travaux de recherche récents ont montré qu’une sur-supplémentation ciblée en calcium et vitamine D3 pendant les vagues de chaleur aide à diminuer la fréquence respiratoire, la température corporelle et l’inflammation systémique chez la vache. L’aménagement du bâtiment  L’aménagement doit être pensé autour d’un principe simple : transformer l’étable en « parasol dynamique » qui bloque les rayons du soleil tout en générant un flux d’air continu. Bloquer l’énergie solaire (L’effet « Parasol ») Avant de chercher à refroidir le bâtiment, il faut d’abord éviter qu’il ne chauffe. Opacité de la toiture : Pas de plaques translucides (transparents). Elles créent un « effet de serre » localisé sous lequel la température ressentie peut grimper de 6 °C. Isolation du toit : L’isolation sous toiture (panneaux sandwich ou sous-couches isolantes d’au moins 4 cm) stoppe le rayonnement infrarouge traversant la tôle. C’est un gain direct de 1,5 à 3 °C. Orientation et débords de toit : Orienté Est-Ouest pour exposer le moins de surface au sud, le bâtiment doit intégrer de grands débords de toit (1,5 m à 2 m). Environnement immédiat : Préservez des zones d’herbe ou arborées autour du bâtiment. Les abords bétonnés ou goudronnés emmagasinent la chaleur la journée et la restituent à la nuit. Maximiser la ventilation naturelle Une mauvaise circulation d’air piège la chaleur corporelle et l’humidité dégagées par le troupeau. Ouvertures latérales importantes (Longs-pans) : Aménagez des bardages modulables, filets brise-vent amovibles ou rideaux déroulants automatisés. Faîtage ouvert : Privilégiez un faîtage ouvert avec pare-vent ou une cheminée continue pour favoriser l’« effet therme » (l’air chaud monte et s’échappe naturellement). Limiter les obstacles d’air : Évitez les murs pleins en séparation interne qui bloquent les courants d’air transversaux. Déployer la ventilation mécanique Lorsque l’air extérieur est calme ou dépasse 22-25 °C, la ventilation naturelle ne suffit plus. Ventiler les zones d’attente et de traite en priorité : Installez des brassards d’air ou des hélices pour forcer la convection. Installer au-dessus des logettes et de l’auge : Placez les ventilateurs (hélices gros volume à vitesse lente « HVLS » ou brassages hélicoïdaux). Cibler la vitesse de l’air : Vitesse minimale de 1,5 à 2 mètres par seconde. Surdimensionner les points d’abreuvement Accessibilité et largeur : Prévoyez au moins 10 cm par vache. Débit d’eau : Minimum 15 à 20 litres/minute par abreuvoir. Circulation fluide : Pas d’abreuvoirs dans des lieux de circulation étroits (prévoyer au moins 3,50 m de largeur autour du point d’eau).   Douche et Brumisation Règle d’or : Ne pas déclencher la brumisation ou le douchage sans une ventilation mécanique en marche à 100 %. Sans circulation d’air, création d’un « effet sauna ». L’eau permet d’accentuer le refroidissement, à préconiser au-delà de 32-35°C. Le Soaking (Douchage goutte à goutte / aspersion) : Installé au-dessus de la table d’alimentation ou en zone d’attente. De grosses gouttes détrempent le cuir de la vache, puis les ventilateurs sèchent l’eau, ce qui capte et évacue la chaleur corporelle. La Brumisation haute pression : Elle projette des micro-gouttelettes qui s’évaporent dans l’air avant de toucher le sol, faisant baisser la température globale du bâtiment de 3 à 5 °C. Article rédigé par Camille DIDIOT – Conseillère bovin allaitant et fourrages chez Copelva

Actualités

THI – 21.07

THI (Temperature Humidity Index) Partager sur publié le 21.07 Les prévisions THI, ses impacts, et le THI observé des 7 derniers jours Le THI (Indice Température-Humidité) est un indicateur simple qui mesure le stress thermique chez les animaux d’élevage. Il combine la température de l’air et le taux d’humidité pour savoir si les conditions sont trop chaudes pour le confort des animaux. Bovin lait Télécharger l’analyse Bovin viande Télécharger l’analyse Caprin Télécharger l’analyse

La prépa vêlage en VA : préparer sa vache pour un vêlage réussi
Actualités

La prépa vêlage en vache allaitante : préparer sa vache pour un vêlage réussi !

La prépa vêlage en Vache Allaitante : préparer sa vache pour un vêlage réussi ! Partager sur publié le 20.07 Pour une vache allaitante, le vêlage est l’étape clé de l’année pour avoir un veau en bonne santé. Pour lui assurer un bon démarrage en lactation et un retour en chaleur rapide, la gestion de son état corporel est essentielle. Il convient donc d’adapter l’alimentation tout au long de l’année, en ajustant les apports selon les besoins de gestation et de lactation, tout en composant avec les variations saisonnières et les ressources fourragères. Une capacité d’ingestion qui diminue et des besoins qui s’accroissent… L’objectif est d’assurer les besoins énergétiques et protéiques en fin de gestation pour stabiliser l’état corporel de la vache et préparer le vêlage. La vache est adaptée à des fluctuations d’état, et une variation de poids de l’ordre de 15% pendant l’année est tolérée. C’est moins vrai en fin de gestation où toute variation de plus de 5% aura un impact ultérieur. En raison de la forte croissance du veau dans le dernier trimestre de gestation (le veau prend les 2/3 de son poids), la capacité d’ingestion de la vache diminue sous 11kg. Un fourrage trop fibreux et encombrant ne suffira pas à répondre aux besoins. Une ration plus concentrée est donc nécessaire pour faire face aux besoins de croissance du fœtus et de production de colostrum, jusqu’à 2 UF en plus dans la ration. Au pâturage, en cas de manque d’herbe, les meilleurs fourrages doivent être distribués. En bâtiment, une complémentation sera nécessaire suivant la valeur des fourrages disponibles. …et des idées à combattre. Certains pensent qu’alimenter correctement les vaches dans le dernier mois de gestation fait grossir le veau et entraine des vêlages difficiles. Cela peut être vrai en cas de suralimentation. Il n’y a aucun impact avec une ration raisonnée. En revanche, un déficit énergétique de 20 % conduira à une augmentation des diarrhées sur les veaux avec un doublement de la mortalité néonatale. Un déficit de 30 % triplera la mortalité des veaux ! Par ailleurs, la vache ne revient en chaleur qu’en reprise de poids, un déficit énergétique va donc augmenter l’intervalle vêlage-saillie fécondante. Ce phénomène explique la problématique des génisses qui retardent car elles ont une capacité d’ingestion plus faible et des besoins plus importants du fait de leur croissance. Une minéralisation raisonnée… Le choix de la composition se fera en fonction de la ration. La supplémentation des vaches en fin de gestation est intéressante pour la qualité du colostrum, la santé du veau et la reproduction. L’objectif est d’accroître la teneur en anticorps (rôle du sélénium et de l’iode notamment) et assurer un meilleur transfert immunitaire via le colos­trum. De manière générale il faut retenir que dans une ration vache tarie on va : Baisser le calcium (ne jamais donner accès à du bi­carbonate de calcium), Baisser le phosphore, Augmenter le magnésium. Le magnésium a un rôle important dans le fonctionne­ment musculaire et va donc favoriser les contractions utérines au moment du vêlage, permettant une meil­leure expulsion du veau et de la matrice. En pratique, on l’anticipe par l’apport, 15 jours avant vêlage, de 30 à 50 g de chlorure de magnésium (MgCl2)/vache/jour. … sans oublier les oligoéléments Deux vitamines et un oligo vont jouer un rôle essentiel dans la préparation au vêlage : La vitamine E : Bonne délivrance du pla­centa. La vitamine A : Contre infections mam­maires, avortements mort-nés et réduction de la fertilité. Les oligo-éléments au tarissement sont es­sentiellement L’Iode (I) : fertilité et l’immunité Le Sélénium (Se) : immunité mère-veau, qualité du colostrum, rétention placentaire Le Cuivre (Cu) : rétention placentaire Le Zinc (Zn) : immunité Pour les vaches en bâtiment, une distribution quotidienne en quantité adaptée est nécessaire. Au pâturage, ne pas sous-estimer l’apport de minéraux qui reste nécessaire. Il peut être sous forme de seau ou semoulette avec des pierres à sel à disposition. Article rédigé par Camille DIDIOT – Conseillère bovin allaitant et fourrages chez Copelva

AG Copelva et Association GDS37
Actualités

Assemblées générales Copelva et Association GDS37 : entre vigilance sanitaire, gouvernance et performance des élevages

Assemblées Générales Copelva & Association GDS37 Partager sur publié le 08.07 Assemblées générales Copelva et Association GDS37 : entre vigilance sanitaire, gouvernance et performance des élevages Réunis le jeudi 25 juin 2026 à la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire, Copelva et l’Association GDS37 (section maladies réglementées de Copelva) ont tenu leurs assemblées générales dans un contexte particulier, marqué par la canicule et les travaux de moisson. Les échanges ont permis de faire le point sur les enjeux sanitaires du territoire, les résultats des deux structures et les leviers de performance au service des élevages. Une matinée dédiée aux enjeux sanitaires La première partie de la matinée était consacrée à l’Assemblée générale de l’Association GDS37, en présence de Jeanne Cornuet, présidente de l’association GDS 37, Richard Courtigné, président de Copelva, Guy Molard, directeur de Copelva et de l’Association GDS37, ainsi que Carine Bar, directrice de la DDPP37, direction départementale de la protection des populations. Les différents intervenants ont dressé un état des lieux complet de la situation sanitaire départementale. Les échanges ont porté sur la campagne de prophylaxie bovine 2024-2025, la gestion de l’IBR, de la BVD, des introductions bovines, mais également sur les prophylaxies des petits ruminants et porcines, de l’apiculture et de l’aquaculture, sections de GDS Centre. Parmi les sujets de vigilance, Carine Bar a évoqué la fièvre Q avec une résurgence de cas humains sur le département avec un rappel sur la surveillance et déclaration des avortements dans les élevages, ainsi que la préparation face à l’éventuelle arrivée de la peste porcine africaine en France. Carine Bar a également salué la collaboration entre Copelva, l’Association GDS37 et les services de l’État dans la gestion de la tuberculose, un dossier sanitaire complexe ayant permis d’éviter l’abattage total des troupeaux dans le cadre d’une dérogation. Anticiper plutôt que subir les crises sanitaires Invitée de cette assemblée, Anne-Élisabeth Luneau, directrice de GDS Centre, a rappelé que les crises sanitaires sont appelées à se multiplier et nécessitent une préparation collective des filières. Clavelée, peste des petits ruminants, fièvre aphteuse… autant de maladies pour lesquelles la maîtrise des mouvements d’animaux constitue un enjeu majeur. Dans ce contexte, Jeanne Cornuet a insisté sur la nécessité d’anticiper, notamment en matière de vaccination : « Nous devons être dans l’action plutôt que dans la réaction. Certaines maladies circulent avant même l’apparition de signes cliniques visibles. La prévention reste notre meilleur outil. » La présidente GDS a également rappelé l’importance de la prophylaxie et de la vigilance collective, tout en soulignant les difficultés rencontrées dans certains secteurs en raison d’un maillage vétérinaire insuffisant. Cette première assemblée générale a été conclue par la présentation du rapport moral et financier de l’Association GDS37, ainsi que par l’élection d’Odile Canon, éleveuse ovine à Chemillé-sur-Dême, au conseil d’administration. Copelva : la performance au service des élevages La fin de matinée était consacrée à l’assemblée générale de Copelva, présidée par Richard Courtigné. Après une présentation de l’équipe par Guy Molard, plusieurs chiffres clés sont venus illustrer l’activité de la coopérative : 1 600 éleveurs accompagnés par Copelva et l’Association GDS37 ; 1 150 exploitations adhérentes à la cotisation sanitaire mutualisée ; 220 élevages bénéficiant d’un suivi individuel. Les rapports d’activité ont notamment mis en lumière le travail réalisé dans les différents services : contrôle de performance, conseils techniques de production, alimentation et sanitaire, gestion des caisses de solidarité ou encore accompagnement des producteurs fermiers sur les produits transformés laitiers – autocontrôles et l’action pilote Maïs. Des indicateurs au service de la rentabilité L’un des temps forts de cette assemblée générale a été consacré à la valorisation des indicateurs technico-économiques utilisés par les conseillers de Copelva pour accompagner les élevages. À travers plusieurs exemples concrets, les équipes ont démontré l’impact économique de leurs conseils. En bovins lait, Margaux Fromont, Hugo Vayé et Pascal Leinen ont présenté les bénéfices d’un suivi régulier de la croissance des génisses et d’un vêlage à 24 mois chez les Prim’Holstein. En bovins allaitants, Camille Didiot a mis en évidence les gains obtenus grâce au contrôle de performance, à la valorisation de l’épigénétique et au suivi technico-économique des élevages. Côté caprin, Julie Brosseau et Mathilde Filliat ont démontré l’intérêt d’optimiser l’âge et le poids des chevrettes à la mise à la reproduction afin d’améliorer les performances laitières et la rentabilité des élevages. Enfin, Anne-Marie Filliat a rappelé toute l’importance de récolter les fourrages au bon stade afin d’en optimiser sa qualité. À travers un cas concret, elle a illustré les économies réalisables grâce à une meilleure valorisation des fourrages, soit par une augmentation de la production laitière, soit par une diminution des achats de concentrés. Déclaration des avortements : un enjeu sanitaire majeur Copelva a également rappelé un chiffre préoccupant : seuls 15,8 % des avortements bovins sont actuellement déclarés. La coopérative a rappelé que les investigations réalisées dans ce cadre sont prises en charge à 100 %, encourageant les éleveurs à effectuer systématiquement leurs déclarations. Une coopérative mobilisée aux côtés des éleveurs L’assemblée générale s’est conclue par la présentation des comptes, suivie de l’élection d’Odile Canon, au conseil d’administration de Copelva. Dans son discours de clôture, Richard Courtigné a rappelé la volonté de la coopérative de poursuivre un accompagnement de proximité, adapté aux évolutions du métier. Face à un contexte marqué par l’augmentation des charges, les tensions sur les marchés agricoles, les crises sanitaires et les aléas climatiques, le président a réaffirmé l’utilité de Copelva pour accompagner les exploitations grâce à des conseils techniques, des indicateurs de performance et une expertise reconnue. Il a enfin tenu à remercier les adhérents, administrateurs, salariés et partenaires – Union Élevage, Eliance, GDS Centre, GDS France, DDPP, laboratoires et vétérinaires – pour leur engagement quotidien au service des éleveurs du territoire. Télécharger le rapport d’activité 2025

Actualités

THI – 06.07

THI (Temperature Humidity Index) Partager sur publié le 08.07 Les prévisions THI, ses impacts, et le THI observé des 7 derniers jours Le THI (Indice Température-Humidité) est un indicateur simple qui mesure le stress thermique chez les animaux d’élevage. Il combine la température de l’air et le taux d’humidité pour savoir si les conditions sont trop chaudes pour le confort des animaux. Bovin lait Télécharger l’analyse Bovin viande Télécharger l’analyse Caprin Télécharger l’analyse